Guillaume La Brie

Ces œuvres font partie d'une série de sculptures murales visant à représenter des objets par le négatif de leur forme.  En perçant la marque de la silhouette des éléments à représenter  dans un support, le spectre des objets apparaît et  les rend perceptibles.  Ainsi, leur absence devient une façon d’affirmer autrement leur présence tout en  questionnant le rapport qu'ils ont habituellement avec le lieu. Normalement, une sculpture est constituée de matière et forme un volume  occupant un emplacement dans l’environnement d’exposition. Dans le cette série, la matière indique plutôt  ce qui manque. Cela forme tout de même un volume semblable à l’objet réel qui, hypothétiquement, aurait pu occuper  l’espace, mais  ce volume est un vide plutôt qu’une masse. L’objet représenté n’occupe plus l’espace, comme il est vide, c’est l’espace qui remplit l’objet. À cet égard, les œuvres de cette exposition marquent autant l’idée d'un  objet qui pourrait être là  que de l’environnement où elles seront disposées.

 

L'espace qui reste
Galerie lilian Rodriguez, 2014
Aluminium, acier inoxydable et bois

 

Autre partie de l'exposition (salle 2)

Une fois le gypse enlevé sur la quasi totalité de l'espace, les murs ne laisse qu'une petite surface d'exposition. Tous les tableaux qui auraient pu être exposés dans cette galerie en temps normal sont alors regroupés au même endroit.